Mascarimiri

Tam!

Mascarimiri reprend : le nouveau projet s’intitule TAM! Le single “Lu ballu” est sorti en juin dernier, suivi de son vidéo – clip. Cet extrait identifie la confusion qui existe aujourd’hui sur les termes qui identifient la musique salentine. Par exemple, le mot “Taranta” a été inventé, il n’existe pas en tant que terme musical, alors que la musique à danser dans le Salento s’appelle Pizzica Pizzica et l’instrument principal utilisé est un tambour sur cadre nommé Tamburreddhu en dialecte salentin.

TAM! est un voyage entre sons et instruments de la tradition du Sud de l’Italie. Un Sud d’Italie qui porte aujourd’hui dans le monde entier sa tradition à travers ses rythmes, avec la simplicité d’un tambour sur cadre, d’une lyre calabraise, d’un accordéon diatonique et de mélodies chantées qu’il suffit d’écouter pour en reconnaître la provenance.

Voyager, rencontrer, expérimenter est à la base du travail des Mascarimiri qui, après Gitanistan – long travail sur les communautés Rom-salentines-, se confrontent à nouveau avec leur Tradinnovation. En parallèle avec la production scénique, une série de recherches dans les régions de l’Italie du Sud a débuté. Calabre, Campanie, Pouilles (Salento et Gargano), Sicile et Sardaigne sont les régions d’intérêt pour les enregistrements- collectages. Comme l’ont fait les grands musicologues et anthropologues, les Mascarimiri visitent les lieux de traditions et de fêtes pour en comprendre l’évolution.

Ces expéditions les emmènent à la fête Rom-Calabraise de Riace, où pour la nuit des saints Côme et Damien, les Roms provenant de tout le sud d’Italie veillent, au ryhtme des tarantelles calabraises; en passant par Carpino, village célèbre pour la tarantelle du Gargano ou, comme l’appellent les paysans, tarantelle de Carpino. Les grandes figures de la tradition y sont enregistrées, ainsi que les jeunes, qui chantent les mélodies du Gargano dans le plus grand respect de la tradition.

Autres expérimentations à travers les fêtes de Campanie dédiées à la Sainte Vierge dans les rites des Tammuriates, dans les chants “a Tenores” en Sardaigne et dans les rythmes de la tarantelle sicilienne, se questionnant sur les sons des instruments dont les origines ont tendance à se perdre (comme ceux du “Maranzanu” et du “Fiscalettu”) en les conjugant aux grooves modernes.

TAM! est un travail qui tend à valoriser les instruments traditionnels qui, avec leurs propres sonorités, caractérisent une tradition musicale qui a tendance à se faire oublier inévitablement.